lundi 24 décembre 2012

Arbre de Noël naturel ou artificiel?



Si l’on compare le bilan carbone de chacun, le sapin naturel est une meilleure solution : son taux d’émission de carbone est de 3 kg pour tout son cycle de vie, alors que celui du sapin artificiel est de 48 kg. Il faudrait utiliser un sapin artificiel 16 ans pour avoir le même impact dans les deux cas. Mais en France, les acheteurs de sapin artificiel ne l’utilisent que 3 ans. Comparons donc ces taux de d’émission à un parcours en voiture : le sapin naturel équivaut à rouler 120 km, l’artificiel équivaut à rouler 640 km.

Avantage au naturel ? Pas si évident car tout dépend du mode culture. Les 5000 ha dédiés à sa culture en France sont soumis aux pulvérisations herbicides et insecticides qui polluent terre, eau et air. Ces monocultures ne favorisent pas la vie sauvage. Si en plus le sapin a été cultivé loin, au Danemark par exemple, le bilan s’alourdit considérablement. L’idéal est un sapin naturel local cultivé de façon éco responsable. Dans ce cas les inconvénients sont réduits et on peut mettre en avant son avantage ultime : il participe à la fixation de carbone pendant les 7 années de sa culture et est recyclé en terreau après sa courte utilisation de 6 semaines.

Une autre solution est de faire soi-même un sapin en matériaux recyclés, du carton par exemple. Ou autre, à vous de rivaliser d’imagination.

Sinon, il vous reste à compenser le sapin choisi en roulant moins, ou en pratiquant le covoiturage ou encore en marchant et en faisant plus de vélo, ce qui est bon pour la santé !

Joyeux Noël écoresponsable!

dimanche 23 décembre 2012

Disparition des mammifères sauvages

                                                                                                     Quelques chiffres pour servir de repères:

633 rhinocéros massacrés en 2012

pour le commerce de leurs cornes, vendues à prix d'or sur base de fausses croyances en leur soi-disant pouvoir aphrodisiaque. 

En 2011, 411 rhinos avaient été tués. 

Il en reste 20 000 dans le monde, répartis en 5 espèces. Celle de Sumatra est en danger critique d'extinction (300 individus) ainsi que celle de Java (100 individus) et celle de l'Inde (2100 individus).

30 tonnes d'ivoire saisies en 2012

6 tonnes de plus qu'en 2011, ce qui montre l'accroissement du braconnage des éléphants.

35 000 ont été tués cette année.

Il en reste 350 000.

Ils étaient 2 à 3 millions il y a 100 ans.









27600 caribous en 2012

contre près d'un million il y a quelques décennies. 
La cause? Chasse, surexploitation, mais aussi changement climatique.













Ces exemples sont-ils des cas isolés?


Non, il suffit de consulter la liste rouge des espèces menacées pour se rendre compte de l'urgence d'une action collective afin d'enrayer la disparition massive qui a lieu sur notre planète!

Lien: http://www.uicn.fr/La-Liste-Rouge-des-especes.html






samedi 22 décembre 2012

Où en est-on avec les GES?



Les GES ou gaz à effet de serre sont, dans l'ordre d'importance le gaz carbonique CO2, le méthane CH4 et le protoxyde d'azote N2O.
Déjà 375 milliards de tonnes de carbone ont été relâchés dans l'atmosphère depuis le début de l'ère industrielle, c'est-à-dire en un peu plus de 150 ans. Jusqu'à présent, la moitié de ce carbone a été absorbé par la biomasse et par les océans. Mais ces "puits de carbone" naturels sont saturés. Les océans sont acidifiés, les algues meurent et ne peuvent plus ni capter beaucoup de carbone, ni fabriquer autant d'oxygène. De même, sur la terre ferme, il y a de moins en moins de végétaux. Donc là encore, plus de carbone et moins d'oxygène.
La teneur en CO2 de l'atmosphère est passée de 280 (l'équilibre) à 395 parties par million. Nous allons bientôt dépasser la barre des 400 ppm,dans deux ans, alors que les prévisions étaient 20 à 50 ans en 2010! La température moyenne est plus haute que prévue, les glaces fondent plus vite, les espèces disparaissent à un rythme accéléré. Le changement climatique est pire que ce que les experts pessimistes déclaraient il y a peu de temps...

Le méthane  atteint 1850 parties par milliard. Il est principalement du aux activités humaines (60%), produit en quantité par l'agriculture (riziculture) et l'élevage (nous savons que les vaches en fabriquent en ruminant). Et la forêt amazonienne disparaît pour que l'on puisse consommer plus de hamburgers et que nos chiens et chats soient bien alimentés! Mais le plus grave, est que le méthane stocké au fond des océans se dégèle et va envahir notre atmosphère, avec des effets évidemment dévastateurs.

Quant au protoxyde d'azote, s'il n'est que le troisième GES en quantité, dont 40% d'origine anthropique (engrais, pollution industrielle), c'est celui qui est le plus dangereux car il impacte profondément l'atmosphère et détruit la couche d'ozone, nous privant de plus en plus de la protection contre les ultra-violets.

Les hydrocarbures halogénés, dont les fluorocarbone CFC, HCFC et HFC sont en moindre quantité mais sont plus destructeurs, de même que les hexafluorures de soufre SF6.

L'atmosphère qui a permis l'apparition de la vie sur terre est modifiée chimiquement et physiquement. Certains effets sont déjà connus, comme les pluies acides, d'autres commencent à être étudiés. Les scientifiques ne sont pas d'accord et ont parfois des conclusions opposées (ex: refroidissement plutôt que réchauffement). Il est cependant difficile d'ignorer ces bouleversements. Et l'homme sera le premier a en souffrir. Il est légitime de s'inquiéter et de se poser la question: "Que laisserons-nous à nos enfants?"



Il faut absolument prendre conscience des conséquences néfastes de nos activités, même si cela nous gêne. Le but n'est pas d'accuser ou de polémiquer. Ce qu'il faut faire, en revanche, c'est AGIR.

Chacun peut améliorer son tri des déchets, réfléchir avant de changer d'appareil, consommer plus malin, avec moins d'emballage, manger moins de viande (et oui, c'est un acte très utile, je le démontrerai dans un prochain billet). Voiture électrique, électricité alternative, géothermie, isolation des habitations, il y a heureusement beaucoup de moyens d'influer sur les paramètres pour atténuer les effets de nos excès.

Laissez un commentaire et dites ce que vous faites pour agir à votre niveau pour que notre planète reste verte (vue d'en-bas) ou bleue (vue d'en-haut).

vendredi 21 décembre 2012

La fin du monde n'aura pas lieu aujourd'hui...

Il est minuit une. Le 21 décembre 2012.
La fin d'un cycle pour les Mayas, certains disent la fin du monde.
Les mêmes prédisaient la même chose avant le passage à l'an 2000. Balivernes!

 Pourtant, la fin du monde semble bien avoir démarré avec l’avènement de l'ère industrielle et l'accroissement démographique exponentiel que nous connaissons. Les ressources s'épuisent, un milliard de personnes qui ont faim, la pollution a envahi les moindres recoins de notre seule, unique et si jolie planète... tout le monde est au courant.
Le changement climatique est un fait acquis. Les prévisions les plus pessimistes semblent déjà être dépassées.
Les observateurs de la vie, biologistes, agronomes, scientifiques de terrain, mais aussi jardiniers ou promeneurs du dimanche, tous constatent la disparition des espèces végétales et animales, la dégradation des écosystèmes.
Ayant travaillé moi-même en agronomie, agroforesterie, remédiation environnementale et en horticulture, j'ai lutté pendant ma carrière pour sauvegarder cette belle nature qui nous environne.
Beaucoup d'autres également ont consacré leur énergie à cette noble cause.
Mais nos actions n'ont pas suffit. L'humanité est allée trop loin. Cette date scelle le caractère irréversible d'un bouleversement global. Le monde que nous connaissions ne sera plus le même. Une extinction de masse des espèces se poursuit. L'humanité est en danger.

Que pouvons-nous faire?
La réponse est entre nos mains. Tous ensembles, nous pouvons ralentir les changements qui s'opèrent. Nous pouvons peut-être arrêter la progression de cette fin du monde. Mais il faut agir. Vite.

Alors, pour que notre planète reste verte, je lance ce blog comme une bouteille à la mer. Pour réunir les bonnes volontés, collecter les bonnes idées, encourager les initiatives.
Même si des associations œuvrent en ce sens, cette main tendue sur la toile n'est pas de trop.
Répondez, dites ce que vous pensez, donnez vos idées.

Dans les autres messages, je vous parlerai des expériences que j'ai eues, que j'ai reçues  et que je souhaite partager avec vous.
De tous ces savoirs et toutes ces idées échangées naîtront des actions utiles.

Ensemble, nous pourrons agir maintenant pour vivre mieux demain.

A vous, chers amis!